Les balcons du Haut-Var - Circuit 6
Panaroma sur les collines et le centre ville
Panaroma sur les collines et le centre ville - Département du Var
Lorgues

Les balcons du Haut-Var - Circuit 6

Curiosité géologique
Flore
Histoire et patrimoine
Point de vue
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Laissez-vous transporter dans le temps à travers des paysages superbes. Ce circuit cyclotouristique vous promet de belles découvertes tant architecturales, que géologiques ou historiques.

Description

Au départ de Lorgues, depuis le parking de la Maison du tourisme, prenez à gauche puis, au rond-point, quittez Lorgues par la D 10 direction Les Arcs-sur-Argens. Pédalez au milieu des vignes, sur une route avec accotement. Au niveau du château l’Arnaude, continuez sur la D 10 à gauche. Après une grande descente qui se termine en virages au milieu des arbres, rejoignez Taradeau <10 km>.

Traversez le village, et prenez en face la D 73 direction Flayosc. Montez la côte jusqu’au virage indiquant la tour de Taradel et la chapelle (très beau panorama). Les yeux et la tête remplis de ce beau paysage, enfourchez votre vélo pour une nouvelle montée d’1 km jusqu’à la table d’orientation jonchée sur un piton dominant un donjon.

Le parcours continue dans un joli cadre agrémenté de coteaux et domaines bordés de petits murets et de chênes procurant une ombre bienvenue. Empruntez ensuite sur la gauche la D 57 en direction de Flayosc. Un fléchage vous proposera de rejoindre par un itinéraire alternatif de 4 km aller-retour le village de Flayosc (village pittoresque sur une butte conique, rues médiévales, artisanat d’art). Puis traversez le joli hameau du Flayosquet (nécropole romaine, moulin à huile).

Tournez à gauche sur la D 49 en direction d'Ampus. Vous entamez une montée de 7 km, traversant des bois ombragés et de jolis paysages. Arrivés au col de la grange, vous voilà récompensés par cette étendue pleine de quiétude qui s’offre devant vous et un peu plus loin une très jolie vue sur le village d’Ampus que vous pouvez visiter (bourg fortifié, ruines d’un château) <31,5 km>.

De nouveau sur la D 49, montez et prenez la direction de Tourtour. Passez le village résidentiel de Saint-Pierre de Tourtour et la forêt de pins avant d’arriver au beau panorama sur les jolies maisons du charmant village de Tourtour <40,5 km>. Savourez la beauté de ce « village dans le ciel », traversez au milieu des villas médiévales, et prenez la D 51 vers la gauche.

La descente est superbe, avec une vue époustouflante et panoramique sur tous les massifs au loin. Ne manquez pas la table d’orientation, puis continuez jusqu’au magnifique village de Villecroze (village médiéval groupé autour des ruines du château, habitat troglodytique, jardin toscan), où une halte s’impose pour découvrir les grottes, la cascade (sanitaires à proximité), et vous perdre dans les ruelles <46,5 km>.

De nouveau sur votre vélo, sortez du village et pédalez sur la D 557 au milieu des vignes. Au giratoire, prenez sur la gauche la D 560 puis suivez la D 10 direction Lorgues. Cette portion est assez empruntée mais offre un accotement praticable pour les cyclistes. Continuez sur la D 10 au milieu des domaines et arrivez jusqu’à Lorgues.

  • Départ : Parking Maison du Tourisme
  • Arrivée : Parking Maison du Tourisme
  • Communes traversées : Lorgues, Taradeau, Les Arcs, Draguignan, Ampus, Tourtour, Villecroze et Flayosc

Profil altimétrique


Recommandations

N'oubliez pas que vous évoluez sur des routes bordées de propriétés privées. Aussi, le respect des chemins balisés, du code de la route et des cultures (oliviers, châtaigniers, liège,.. ) est la meilleure des assurances pour une promenade agréable.

Emportez vos déchets avec vous et contribuez à préserver notre environnement.

Pensez à vous hydrater, vous pourrez trouver des points d’eau dans tous les villages traversés.

La veille de votre activité, pensez à consulter la météo locale.
La responsabilité des usagers est engagée si les règles de sécurité de base ne sont pas respectées.

Équipements nécessaires :

casque de protection, équipement de pluie, GPS et/ou carte IGN, gilet fluo (période de chasse), matériel de réparation, eau et provisions, pharmacie.

Risques incendies :
 Consulter la vigilance incendie  https://www.risque-prevention-incendie.fr/var/


Numéro d'urgence : 112 (attention : zones de non réception sur certaines portions)

Renseignements : var.fr rubrique « contact »


Accès routiers et parkings

De Toulon :

Sur l’A57, prendre la sortie 13 vers le Luc/Le Cannet des Maures. Emprunter la D17. Passer le Thoronet, puis continuer vers Lorgues sur la D562 (route de Carcès). Arrivant dans Lorgues, continuer sur le boulevard Mistral (D562) en passant les deux premiers ronds-points. Au 3ème rond-point, prendre la 4ème sortie et revenir sur ses pas pour entrer sur le parking de la maison du tourisme de Lorgues.

De Nice :

Suivre l’A8 et prendre la sortie 36 direction Saint-Tropez/Draguignan/Le Muy. Suivre alors la DN7 puis la D10 et arriver à Lorgues. Au rond-point, prendre à gauche la D562 (boulevard Mistral) et se garer au parking de la maison du Tourisme.

De Marseille :

Après l’A7, continuer sur l’A8 en direction de Nice.  Prendre la sortie A57 en direction de Hyères, puis aussitôt la sortie 13 vers les Arcs/Le Luc/Le Cannet des Maures. Emprunter la D17. Passer le Thoronet, puis continuer vers Lorgues sur la D562 (route de Carcès). Arrivant dans Lorgues, continuer sur le boulevard Mistral (D562) en passant les deux premiers ronds-points. Au 3 ème rond-point, prendre la 4ème sortie et revenir sur ses pas pour entrer sur le parking de la maison du tourisme de Lorgues.

Stationnement :

43°29'25.3"N 6°21'40.3"E

Météo


Les 2 patrimoines à découvrir

  • Vue extérieure de la chapelle
    Vue extérieure de la chapelle
    Histoire

    Chapelle Notre-Dame de Spéluque

    Le vaste terroir de la commune d’Ampus, village de caractère du Var, s’étendant sur un plateau calcaire d’environ 60 mètres d’altitude surplombant le cours de la Nartuby, est parsemé de nombreux vestiges archéologiques témoignant d’une occupation de l’espace très ancienne.

    Au cœur du Plan d’Ampus, à 2,5 km au nord-ouest du village, Notre-Dame de Spéluque est le vestige le plus remarquable. Son nom lui vient peut-être du latin spelucator, désignant un officier surveillant, ou du latin spei lucus (le lieu de l’espérance), ou plus probablement du provençal d’origine ligure espeluca (spelunca en latin : caverne, grotte), venant peut-être d’une grotte où on aurait trouvé une vieille statue dont on reparlera plus loin. La légende rapporte que les habitants du lieu auraient construit après le milieu du Xe siècle un petit édifice dédié à la Vierge Marie pour remercier d’une victoire contre les Sarrasins venus en raid du Fraxinet, comme à Notre-Dame du Glaive près de Cabasse. Pour certains, il s’agirait de la bataille décisive de Tourtour gagnée en 973 par le comte Guillaume de Provence, qui expulse définitivement les Sarrasins de la région pour les punir d’avoir enlevé l’abbé Mayeul de Cluny. La chapelle est attestée dès 990 dans une charte de l’abbaye de Lérins. Ses restes sont visibles dans la sacristie actuelle.

    En 1090, la chapelle, centre d’un modeste hameau, est devenue trop petite ; desservie par un prieur et quatre moines de Lérins, elle est agrandie suivant le plan actuel et consacrée par l’évêque de Fréjus. Vers 1120 cependant, le chevalier Truan dévaste la chapelle, qui doit être reconstruite. Il semble par contre que le hameau ait été abandonné à cette époque ; il ne reste plus aujourd’hui à proximité que la Bastide Le Colombier, qui abritait le prieuré. Toutefois, Notre-Dame de Spéluque sera desservie par les moines de Lérins jusqu’à la Révolution. En 1525, un terrain appartenant à la chapelle est vendu pour contribuer à payer la rançon du roi François Ier, prisonnier de Charles Quint. En 1793, la chapelle est vendue comme bien national ; elle passe aux mains de plusieurs familles (d’Autran, de Jerphanion) qui la restaurent, puis la rendent au culte. Depuis les années 1980, elle est tenue par une religieuse dominicaine, Sœur Marie du Saint-Esprit, responsable de la Fraternité Saint-Charbel. La messe est dite tous les dimanches et fêtes en grégorien par un chapelain et la communauté locale célèbre spécialement la Nativité de la Vierge Marie, le 8 septembre, avec un repas convivial.

    Située au cœur d’un espace naturel protégé, la chapelle est constituée d’une seule nef romane de 18m50 de long sur 5m50 de large. Pauvre et dépouillée, elle comprend cependant une statue dite miraculeuse de la Vierge, datant du X siècle, placée dans une haute niche à l’entrée du chœur, et un étonnant autel pentapode du XIè siècle, reposant sur cinq colonnes sculptées. Le clocher comporte une cloche installée en 1843. Derrière la chapelle, se trouve un émouvant petit cimetière abritant les tombes d’anciens propriétaires du lieu. Enfin, on notera que la croix de fer qui marque l’intersection du chemin de la chapelle avec le chemin du Turquet a été scellée en 1898 sur une ancienne borne milliaire romaine de pierre datant du début du règne d’Auguste (Ier siècle avant J.-C.), trouvée dans un quartier voisin.

  • Façade avec 2 portes en bois
    Façade avec 2 portes en bois
    Histoire

    Village templier et cassianite

    Villecroze (nom qui signifie « villa creusée » en latin) est un paisible « village de caractère » du centre Var situé au nord-ouest de Lorgues. Il est notamment connu pour son habitat troglodyte (dont un château du XVIe siècle), d’où l’appellation de Villecroze-les-Grottes sur les panneaux touristiques, mais on sait peu que la commune était au Moyen-Âge le siège d’une des plus importantes commanderies de Templiers de toute la Provence, la seule du diocèse de Fréjus, la commanderie du Ruou.

    Le célèbre ordre religieux militaire des Templiers, fondé en 1118 pour protéger les pèlerins chrétiens de Terre sainte, s’implante vers 1156 sur une petite colline proche de la route de Lorgues à Aups. Connue par d’abondantes archives, la commanderie de Ruou a été très étudiée par les historiens locaux. Elle se composait d’un ensemble important de bâtiments: la chapelle romane Sainte-Marie à nef unique, une tour, un réfectoire, un bassin et des bâtiments de service. Comptant jusqu’à 16 frères à son apogée en 1224, ce domaine de 19 hectares devint, grâce à diverses donations, le plus gros propriétaire terrien de la région, possédant un millier d’hectares s’étalant sur 28 communes jusqu’au Verdon, y compris le village voisin de Villecroze. Comme dans les autres domaines templiers, une partie des produits de ces terres servait à approvisionner les maisons possédées par les Templiers en Orient.

    À la confiscation des biens du Temple en 1308, le Ruou passe aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui transfèrent le centre du domaine à Montfort en 1360. Détruite par des mercenaires pendant la guerre de Cent ans, l’ancienne commanderie du Ruou disparaît vers 1460. En 1843, elle devient pour un temps une fabrique de céramique, avant de tomber en ruines. À partir de 1995, les bâtiments (dont la chapelle terminée en 2008) sont rénovés par l’association Empreintes et traditions du Ruou, mais le domaine, acheté par un particulier, n’est pas visitable par le public.

    Si le village de Villecroze n’a pas été fondé par les Templiers, au contraire de Régusse plus au nord, il possède une autre trace d’implantation monastique plus ancienne : les moines cassianites de Saint-Victor de Marseille ont en effet fondé dès 1007 un important prieuré autour d’une chapelle romane (longtemps dédiée à Notre-Dame, puis à saint Victor), toujours bien conservée, qui subsiste dans un cadre bucolique, parsemé d’oliviers, accolée au vieux cimetière, à l’écart du village. Elle a ensuite servi d’église paroissiale, jusqu’à la construction de l’église Notre-Dame des Sept Douleurs (XVIIIe siècle) plus au centre du village, et conserve une inscription funéraire de 1278 dédiée à un prêtre du lieu. Depuis 1989, la chapelle accueille des concerts de l’Académie de musique de Villecroze.

    Bien sauvegardé, le centre médiéval de Villecroze, avec ses fontaines et ses arcades, donne une bonne idée de ce que pouvait être le village au temps des moines de Saint-Victor et des Templiers. Il est à noter que la vie contemplative subsiste à Villecroze, où les Sœurs apostoliques de Saint-Jean sont implantées au sud-est du village, dans le prieuré Notre-Dame des Anges depuis 1994.


Accessibilité

Absence d'aménagement
Numéro de secours :
114

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